L’héritage d’une haute tradition

Le chant choral au service des grandes œuvres du répertoire, toutes époques confondues, fait depuis toujours partie des traditions artistiques et culturelles en Suisse romande et particulièrement dans la region lausannoise. En témoignent les origines du Chœur d’Oratorio de Lausanne. Elles remontent à 1873, quand est fondé le Chœur d’hommes de Lausanne qui se fixe pour objectif d’aborder des œuvres de grande envergure et d’exiger de ses choristes un haut niveau d’éducation musicale, ce qui, il est vrai, n’était pas utopique à l’époque dans la région.

Ces exigences ne feront que se confirmer avec la collaboration, dès 1898 et pendant plus d’un demi-siècle, avec le Chœur de dames du Conservatoire. Par la suite, le Chœur d’hommes s’enrichira de son propre Chœur de dames avant de fusionner avec le Chœur de Lausanne en 1963.

Toutes ces années d’activité sont jalonnées de réalisations de première grandeur telles que la Neuvième Symphonie de Beethoven, les Sept Paroles de Doret, les Requiem de Mozart, Brahms, Verdi, les Saisons de Haydn, pour ne citer que ces sommets d’une chaîne continue et dense de monuments musicaux.

C’est donc en 1963 que de ces collaborations et fusions entre ces formations aux aspirations convergentes naît le Chœur d’Oratorio de Lausanne, dirigé d’abord par son fondateur Hans Haugg, puis par Paul-André Gaillard, Jean-Louis Dos Ghali, René Spalinger, PabloPavon et, depuis 2007, par Théo Gafner.

Sous la direction de Pablo Pavon, le Chœur d’Oratorio poursuit son parcours dans l’univers inépuisable des grands classiques tout en s’ouvrant vers d’autres horizons musicaux, notamment la Renaissance, le répertoire contemporain, des œuvres de compositeurs classiques peu connus. Au printemps 1998, il se rend au Japon où il est invité par le Chœur Académique de Fuchu à donner un concert avec l’Orchestre du Festival de Tokyo (Te Deum de Reichel et Requiem de Fauré), ainsi qu’un programme a cappella à Toyohaschi (œuvres diverses de son repertoire).

En mars 1999, accompagné par l’Orchestre de la Suisse Romande, le Chœur chante le Stabat Mater de Dvorak avec succès au Métropole de Lausanne et au Victoria Hall de Genève.

En 2000, le Chœur d’Oratorio célèbre la fin du siècle et du millénaire en compagnie du Chœur Académique de Fuchu, qui fait le voyage à Lausanne. Le concert de ces retrouvailles entre les deux formations a lieu à la Cathédrale, avec au programme des chants japonais et le Requiem de Mozart…

La saison 2003-2004 a été marquée notamment par trois concerts. Deux en Suisse avec la Psallette, l’un à Lausanne à l’église Saint-François, l’autre au CERN à Genève. Et un troisième à Bruxelles, où Musica Mediante, le Chœur que dirige Pablo Pavon à Clermont-Ferrand, avait rejoint les deux formations romandes dans «Paulus» de Mendelssohn. Les trois formations inscrivaient au programme de 2005-2006 la Création, chef d’œuvre de Haydn, avec trois maginifiques concerts dans leurs fiefs respectifs…

En 2007, Pablo Pavon, occupé en France et à la Réunion, renonce à assumer les répétitions au Choeur d’Oratorio de lausanne et c’est le jeune chef vaudois Théo Gafner qui prend la relève.

Sous sa direction, le COL  donne en 2007 deux concerts avec le Choeur Alphega de Morges ( Vivaldi, Bruckner, Scartlatti, Haydn) et, en 2008, un concert à lausanne avec le Choeur Jubilate de Prilly-Jouxtens  (Voyage à travers le floklore remantique), qui remporte un grand succès.

Au printemps 2009, le COL se joint au Choeur Ostinato d’Yverdon pour donner quatre concerts à Moudon, Orbe et Genève et chante à la Cathédrale de Lausanne le Requiem de Cherubini et le Te Deum de Dvorak.

En 2010, il a prévu de chanter avec Ostinato à  Yverdon pour fêter le 750ème anniversaire de la ville et de donner des concerts en décembre sur le thème de la Nativité.

Historique
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